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4 octobre 2009, Merci aux Irlandais !
Plus de 67 % de Oui. Le résultat ne laisse planer aucun doute : les Irlandais ont massivement approuvé le traité de Lisbonne. Sursaut d’un pays profondément attaché à l’UE, choqué par la propagande éhontée des eurosceptiques en 2008, ? Effet plus terre-à-terre de la crise économique ? S’il est un peu inquiétant que l’Europe soit seulement une « valeur refuge », ne cherchons pas la petite bête à ceux qui viennent de dire OUI. L’UE est dans la vie réelle et dans la vie réelle, la Banque centrale, l’appartenance à l’Euro ont rendu aux Irlandais comme à nous tous, un sacré service. Notre chance de sortir au plus vite de la crise dépend largement de la réponse que l’Union européenne apportera sur des sujets majeurs : supervision financière, contrôle des banques, reconversion de nos économies aux enjeux climatiques, recherche, innovation, justice sociale.
A ce stade, ne boudons pas notre joie. Saluons notamment l’engagement de la société civile irlandaise en faveur de ce OUI : l’Eglise catholique a, cette fois-ci, encouragé les fidèles à voter en faveur du traité, ce qui est une position bien plus conforme à la tradition chrétienne, depuis les origines de la construction européenne, que la confusion de l’an dernier. Les agriculteurs, plusieurs grands chefs d’entreprise ont fait entendre leur voix. Merci à tous ceux qui ont mené ce combat, pas facile. Les pays qui ont vécu le traumatisme d’un referendum négatif mesurent sans doute encore plus le courage qui aura été nécessaire.
A terme, de nombreuses questions restent ouvertes.
1. A l’évidence, la méthode est à revoir. L’UE doit pouvoir évoluer. D’autres traités viendront. Pour les adopter, il faudra créer de nouvelles formes de ratification au lieu de favoriser le cloisonnement des procédures qui encourage tous les nationalismes. Les referendums tels qu’ils sont organisés aujourd’hui donnent une prime indue à ceux qui disent non. Un traité est négocié, signé ; tous les gouvernements s’engagent vis-à-vis des autres mais en disant non, on obtient plus…C’est injuste et inefficace. 2. L’unanimité à 27 et bientôt plus, n’a pas de sens. Nombre de traités multilatéraux, nombre de constitutions fédérales sont entrées en vigueur sans ratification unanime. Evidemment, la volonté des pays les moins peuplés doit être respectée ; en revanche une infime minorité ne peut bloquer la volonté générale.
3. Ainsi, le prix payé par l’UE pour rallier l’Irlande est très élevé : la Commission conservera durablement un commissaire par Etat membre, au mépris des équilibres qui avaient été trouvés dans les négociations institutionnelles depuis des années (qui se souvient encore que les grands pays ont sacrifié leur second commissaire) ; le conseil européen de décembre 2008 a écarté toute harmonisation fiscale, pourtant si nécessaire. Nous ne pourrons pas toujours en rester là.
4. Enfin, même si on laisse de côté les tragiques gesticulations du Président tchèque Vaclav Klaus pour retarder l’entrée en vigueur du traité de Lisbonne, la cour constitutionnelle allemande a placé une épée de Damocles sur la tête des Européens ; elle a placé tant de verrous pour empêcher l’UE d’évoluer que l’épreuve de la réalité reste à faire.
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Agenda
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7 février 2012, Paris, Participation au débat "Les catholiques et la politique", animé par le P. François BOËDEC et Antoine D’ABBUNDO, rédacteur en chef à Pèlerin, en présence d'Etienne PINTE, député des Yvelines, François SOULAGE, président du Secours catholique et Monique BAUJARD, directrice du service national Famille et société de la Conférence des évêques de France. Plus d'info.
Plus de détails; Tout l’agenda.
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Du nouveau
7 février, Nouvel Obs, "Merkel/Sarkozy : pourquoi leur connivence partisane est une faute de goût" Seizième article de Sylvie Goulard qui exprime sa réserve vis-à-vis du soutien d'Angela Merkel à l'égard de Nicolas Sarkozy. Lire.
1er février, Nouvel Obs, "Nouveau traité européen : l’euro vaut bien une messe" Quinzième article de Sylvie Goulard qui décrypte les enjeux du nouvel accord conclu le 30 janvier dernier, par vingt-cinq Etats membres de l'UE, pour renforcer la gouvernance de l’Union économique et monétaire. Lire.
2 février, La Croix, "Il manque en France une vraie culture du débat". Lire.
31 janvier, Radio Centre Ville Montréal, Interview de Sylvie Goulard qui montre que l'Europe tient une place centrale dans le projet du Modem. Ecouter à la 0'30.
31 janvier, Lo Spazio della Politica, Interview de Sylvie Goulard sur la crise économique et financière. Lire.
26 janvier, Nouvel Obs, "Présidentielle : plaidoyer pour une élection ouverte sur l’Europe et le monde" Quatorzième article de Sylvie Goulard qui encourage les candidats à l'élection présidentielle à replacer l'Europe au coeur du débat politique. Lire.
25 janvier, Europe-info, "Ce que j’attends de 2012 : les Européens et l’Europe méritent plus de respect". Lire en français. Lire en anglais. Lire en allemand.
19 janvier, Nouvel Obs, "Les agences de notation diabolisées... parce qu'elles dérangent ?" Treizième article de Sylvie Goulard tendant à réhabiliter le rôle des agences de notation Lire.
17 janvier, ARTE, Sylvie Goulard intervient dans l'émission Thema, dans le cadre d'un débat sur la crise de l'euro. Regarder.
12 janvier, EUobserver, Sylvie Goulard explicite l'enjeu des eurobonds. Regarder.
12 janvier, Nouvel Obs, "Hongrie ou "l’Europe qui protège"... les tyrans ?" Douzième article de Sylvie Goulard visant à "décrypter" les enjeux de la campagne présidentielle. Lire.
11 janvier, Les Cahiers Croire, "L'Europe, une espérance", interview avec Sylvie Goulard. Lire.
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