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Le débat au sein du MEF

Francis FONTAINE, Membre du Comité directeur et du Conseil national du MEF
Editeur de la lettre « Oui à l'Europe »

Lettre « OUI à l'EUROPE » N°506 du 28 novembre 2006

Numéro spécial consacré à l'élection du Président du Mouvement Européen France

Pour moi ce sera elle !
Quatre raisons de voter pour Sylvie Goulard



En réponse à plusieurs abonnés à la « Lettre du Oui », qui m'ont demandé mon avis sur l'élection du Président du MEF, je le donne dans ce numéro spécial, en espérant qu'il contribuera à éclairer leur choix lors de la prochaine réunion du Conseil national de ce mouvement, tout en apportant une information utile aux autres abonnés sur la vie interne de la principale association européenne de France.
Jusqu'à présent la désignation du Président se faisait par consensus entre les principaux représentants des différents partis pro-européens, principalement l'UMP, le PS et l'UDF, qui fournissent une partie significative des 3 à 4000 adhérents, lesquels comptent parmi eux également beaucoup d'européens convaincus sans attache partisane.
Le vent de la démocratie a soufflé ici comme ailleurs, et, en attendant, qui sait, un jour, le vote de tous les adhérents, c'est au Conseil national qu'il appartiendra le 9 décembre, en vertu de la réforme récente des statuts du MEF de départager deux candidats aux fonctions de Président :
Le Président sortant, Pierre Moscovici et Sylvie Goulard, membre du Bureau national.
Appelé à participer à ce vote, je l'ai abordé sans a priori :
Comme la réunion et le vote unanime du dernier Comité directeur l'ont montré, nous avons validé deux bonnes candidatures : chacun des deux postulants peut se targuer d'un engagement indéniable en faveur de la construction de l'Europe fédérale et d'une expérience et d'une compétence européenne remarquables.
Pour me décider j'ai lu les professions de foi des candidats ; je les ai interrogés par écrit ou par e-mail et j'ai essayé, et parfois, réussi à discuter avec eux.
C'est ainsi que j'ai progressivement forgé ma préférence en faveur de Sylvie Goulard, pour quatre raisons principales, que je vais exposer maintenant:

1. Sa capacité d'écoute et sa disponibilité
SG a pris le temps de répondre à ceux qui, comme moi, l'ont interrogé : elle l'a fait rapidement, en détail et de façon solidement argumentée.
C'est de bon augure pour une présidence active, réactive et interactive.
Nous pouvons espérer une Présidente à l'écoute des sections, capable de prendre le temps qu'il faut pour cela.
Son statut actuel et ses activités éditoriales paraissent par ailleurs tout à fait compatibles avec le « mi-temps » présidentiel nécessaire au bon fonctionnement du Mouvement.
Enfin il paraît raisonnable de tabler sur une forte motivation, non perturbée par des considérations et des calculs extérieurs au Mouvement Européen.

2. Son expérience et sa compétence
Je n'insisterai pas sur la qualité de la formation initiale de SG ; le plus important me paraît être son expérience des affaires allemandes – et ses relations avec d'importants responsables d'Outre-Rhin.
Par ailleurs sa présence pendant quatre ans aux côtés de Romano Prodi garantit à la fois une excellente maîtrise des questions communautaires, une connaissance approfondie des problèmes constitutionnels et un accès facile aux milieux décisionnels italiens.

3. Sa vision du Mouvement
Il est grand temps, comme le dit SG, que le Mouvement Européen France « fasse de nouveau entendre sa voix, avec force, en toute indépendance ».
Il ne doit pas se borner à être une sorte de filiale commune des grands partis, chargée de promouvoir des idées fades appartenant à la vulgate européenne, en prenant bien soin de ne déranger personne, notamment en période électorale.
Le Mouvement doit être un centre de recherche, d'innovation, un aiguillon pour les décideurs et je crois que SG a le dynamisme qu'il faut pour cela.
Je la crois aussi capable de mobiliser le potentiel des sections régionales et de promouvoir et de décentraliser les nécessaires relations internationales du Mouvement.

4. La pertinence de ses choix politiques
L'essentiel me paraît être sa compréhension très claire des relations entre élargissement et approfondissement : on n'aura pas une Europe politique à 50, et la position sur la candidature turque constitue à cet égard un critère de choix fondamental entre les deux candidats.
Restait à lever le soupçon de « dérive à droite » :
La réponse qui m'a été faite sur la laïcité, en général, et le cas de Pat Cox en particulier, ( voir site de SG : www.sylvie-goulard.eu ) ne me satisfait pas entièrement, mais elle reste dans la limite de l'acceptable et rien n'interdit d'exercer ultérieurement son devoir de vigilance.
Quant à l'indispensable présence active des socio-démocrates dans le rassemblement européen, les soutiens apportés à SG par des personnalités de la gauche européenne, au premier rang desquelles Robert Badinter me paraît être une caution sufisante.

Francis FONTAINE
Membre du Comité directeur et du Conseil national du MEF
Editeur de la lettre « Oui à l'Europe »
Webmestre du site www.ouialeurope.net et du blog http://france-europe.blogspirit.com

Yves CLEMENT, président de la section Loiret

Je soutiens avec conviction la candidature de Sylvie GOULARD, qui me parait plus porteuse d'enthousiasme et de renouveau pour notre Mouvement.

L'aspect des supposées difficultés à obtenir des financements nationaux et/ou européens par rapport à l'autre candidat n'est évidemment pas une objection qui tient la route. Heureusement que les responsables politiques et administratifs savent travailler avec les interlocuteurs représentatifs qu'on leur envoie.

Pour moi, Sylvie GOULARD est plus à même d'entrainer notre Mouvement vers autre chose qu'un parisianisme de bon aloi qui est trop souvent ressenti dans les sections. Je dois avouer que la capacité d'entrainement et de "bonne humeur communicative" sont pour moi des éléments d'appréciation...et sur ce point, il n'y a pas photo !

Quand au fond de ses positions et de ses interventions, elle apporte incontestablement du grain à moudre au développement de nos idées.

Henri LECUYER

Rennes, le 23 novembre 2006

Chers amis militants européens,

J’ai bien reçu la lettre du 10 novembre de Mme Tarraud et celle de notre président de section Louis Jourdan en date du 16 novembre.
Comme les deux traitent du même sujet, en l’occurrence la prochaine élection au Conseil national du Mouvement européen France, je vous soumets les raisons du choix que je crois utile à la relance dynamique de notre mouvement commun.
Eu égard à la léthargie dans laquelle le Traité de Nice a plongé la construction européenne, je ne suis pas favorable à la candidature de M. Moscovici. Ayant participé comme ministre des Affaires européennes, en principe en tant que meilleur technicien des affaires européennes, certes sous la houlette d’un Lionel Jospin, Premier ministre connu pour sa tiédeur européenne, et d’un Président Chirac dévalorisé et fantasque, il aurait du, même au prix d’une démission, refuser le compromis désastreux, sacrifié au prétendu succès d’un sommet sous présidence française. En outre, je pense qu’en tant qu’adonné à la politique, M. Moscovici consacrerait moins de temps et de passion à l’inspiration d’un mouvement européen français, prêt à assumer une conception nouvelle et adaptée aux sacrifices qu’exigera l’action commune de 27, voire 30 membres ou plus.
C’est pourquoi je préfère donner ma confiance à Mme Sylvie Goulard, dont j’apprécie l’enthousiasme, conjugué à la connaissance des mécanismes européens, tant pour la France que pour l’Allemagne ; j’ai la conviction qu’elle ne se laissera pas séduire par les vains honneurs de la politique politicienne. Elle représente la jeune génération qui a la charge bien lourde de réparer les erreurs et les mesquineries dont l’Europe souffre, au point de se transformer en sous-ONU, encore moins efficace.
Je ne voudrais pas alourdir mon texte : je l’ai rédigé en tenant compte de mon expérience d’administrateur principal à la Commission (10 années à Euratom, 18 à la DG Politique régionale), ainsi que de la poursuite de mon militantisme à Rennes.
En nous souhaitant la “résurrection” de l’idéal communautaire qui nous a inspirés, je vous prie d’agréer, chers amis militants européens, l’expression de ma sympathie, aussi agissante que possible à mes 82 ans.

Très cordialement vôtre
H. Lecuyer

Michel Poissonnet

Adhérent récent (été 2005) du MEF, juste nommé au Conseil National, je me permets d'ajouter ma voix à celle de M. Francis FONTAINE, qui vient de se déclarer en faveur de Mme Sylvie GOULARD "Pour moi c'est elle" dans sa lettre "OUI à l'Europe".

Je vous prie de trouver en PJ un avis personnel sur notre Mouvement, tel que je l'ai perçu depuis la section locale du Gard à laquelle j'appartiens ; je regrette que le ME-F manque totalement de notoriété, et que son "militantisme" auprès de nos concitoyens de tous milieux soit si peu stucturé. Ce sont pourtant ceux qui ont voté le 29 mai 2005 qui seront sans doute (peut-être) bientôt consultés à nouveau.

 

Au-delà de la qualité de tous les candidats, je considère que deux personnalités très engagées en politique n'auront, pas plus que par le passé, le temps de s'occuper de l'organisation et de l'animation opérationnelle du MEF. Sans doute encore moins d'ailleurs du fait d'une année 2007 électoralement très chargée... sans parler des municipales à suivre au printemps 2008 puisque MM. Moscovici et Lequiller sont tous deux maires.

Tout à l'inverse, Mme GOULARD s'est engagée à ne pas être seulement une Présidente, mais un véritable "Président-Directeur Général", animant PERSONNELLEMENT le MEF en s'y consacrant à mi-temps.

Et j'apprécierais personnellement que MM. Moscovici et Lequiller soient totalement disponibles pour se consacrer aux mandats dans l'exercice desquels leurs convictions de bâtisseurs de l'Europe nous sont indispensables.

Alors "Pour moi aussi, c'est elle !"

Michel Poissonnet

 

 

Quelques commentaires et propositions personnels
sur le
Mouvement Européen – France
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Pour que le ME-F soit une association « qui compte », il me semble qu’il doit d’être actif et efficace dans quatre domaines majeurs :
(1) être un agitateur d’idées et une force de proposition à destination des « constructeurs » de l’Union Européenne (démarche Down-Up),
(2) être un relais d’explication de l’Europe et de sa construction vers tous les citoyens (démarche Top-Down à caractère pédagogique ou informatif),
(3) communiquer (vis-à-vis de l’extérieur) pour acquérir à terme une « notoriété », et a minima une « identité »,
(4) se structurer pour organiser et financer ses actions dans les trois domaines ci-dessus de manière rigoureuse et suivie.

Vu de ma province (!), et après seulement un peu plus d’un an (adhésion en août 2005), mon constat personnel est le suivant :

1/ Le ME-F force de proposition pour construire l’Europe :
- Ayant participé aux Journées d’étude 2005 et 2006, le MEF me semble rassembler un nombre significatif d’experts, qu’ils soient chercheurs, hauts fonctionnaires (des administrations française et européenne), ambassadeurs, politiciens, etc… en exercice et retraités.
Il me parait donc être doté, potentiellement, de la « puissance » intellectuelle nécessaire pour élaborer des propositions. Quelques sections locales en adressent occasionnellement aux instances centrales (avec copie aux autres sections).
- Cependant, je n’ai aucune idée de ce qui se fait réellement, simplement parce que les adhérents n’ont aucun retour des actions du ME-F dans ce domaine (s’il y en a).
- Enfin, lors des dernières journées d’étude à Paris, plusieurs participants se sont plaints de n’avoir pu poser leurs questions, certains déclarant même avec dépit que la parole n’était donnée qu’à des membres connus des présidents de séance… et évoquant d’ailleurs un certain élitisme parisien ou jacobin (je rapporte seulement les propos entendus).

Propositions :
(a) Créer formellement des « groupes de réflexion » sur des sujets-phare, soit en fonction de leur importance, soit de l’actualité ; chacun de ces groupes serait animé par une petite équipe de 3 ou 4 spécialistes motivés qui assureraient l’échange avec les sections de province. A noter que lors des journées d’étude 2005, Pierre Moscovici avait indiqué que 4 commissions permanentes fonctionnaient au sein du ME-F : mes collègues du Gard ne les connaissant pas, j’avais envoyé un e-mail rue de Rennes pour m’en informer : il est resté sans réponse!
(b) Concrétiser les travaux de ces groupes en rédigeant des « fiches de synthèse » thématiques qui constitueraient la position officielle du ME-F sur ces sujets, et seraient systématiquement diffusées aux sections (pour utilisation selon proposition 2-b ci-dessous).
(c) …

2/ Le ME-F relais vers les citoyens pour expliquer l’UE :
- Je n’ai pas connaissance d’une « politique » structurée du ME-F dans ce domaine.
- Avec 1750 adhérents environ actuellement, dispersés en multiples sections, je considère que le ME-F est presque totalement inconnu, et que son action n’a pratiquement aucun impact sur l’opinion publique.
- Les quelques conférences que nous organisons dans les sections ne me semblent attirer qu’une audience de gens déjà acquis à notre cause (toujours les mêmes !) ; la proposition de Pierre Lequiller de constituer un fichier d’intervenants spécialistes risque de nous cantonner dans ce style d’animation, alors qu’il me semble qu’il faut plutôt « sortir de chez nous » et aller à la rencontre des acteurs socio-économiques « chez eux », pour les voir en situation et mieux comprendre leurs préoccupations.
- Une action de cette nature a été initiée en début d’année en direction des collèges et lycées ; des kits documentaires ont par exemple été envoyés aux professeurs d’histoire avant le 9 mai ; mais faute d’une annonce de cette opération aux sections, qui ne les ont pas accompagnées localement, nombre de ces envois ont atterri directement à la poubelle…selon le constat d’une documentaliste de collège qui en a ainsi sauvé un…et n’a fait le lien avec le ME-F qu’en me rencontrant récemment !


Propositions :
(a) Lancer une grande campagne nationale d’adhésion pour faire connaître notre mouvement, et nous doter des moyens en bénévoles nécessaires pour relayer et développer son action. Lors des journées d’étude 2005 à Aix-en-Provence, Pierre Moscovici avait indiqué qu’il faudrait envisager de réduire le montant de la cotisation annuelle, peut-être de l’aligner sur celle des grands partis politiques, et éventuellement de l’indexer sur le revenu de l’adhérent ; quelle suite a été donnée à cette idée ?
(b) Inciter nos adhérents à « aller sur le terrain »…ou même « au charbon! ». Et les y aider ! Le ME-F a publié des fiches sur différents sujets (Que fait l’UE dans votre région ? L’Europe et les jeunes, etc…). Mais il me semble que nous manquons de documents de synthèse « grand public » sur les grands thèmes de société dont se saisissent précisément les opposants à la poursuite de la construction européenne : par exemple « l’UE et l’environnement », « l’UE et la mondialisation », « l’harmonisation des politiques sociales », « les frontières de l’UE », ainsi que sur des politiques comme la Défense, la Politique étrangère, la coopération avec le Tiers-Monde, etc...
(c) Lancer des actions cohérentes de niveau national (ce qui n’exclut pas les initiatives locales). Celle en cours dans les établissements scolaires est pertinente et me parait bien reçue, mais je ne suis même pas sûr que le ME-F se préoccupe actuellement d’en faire un suivi (nb. d’établissements touchés, accueil, améliorations suggérées) et un bilan.
(d) Dans ce registre, ne pourrait-on imaginer une action spécifique, d’ampleur nationale car relayée dans les sections, pour célébrer en 2007 le 50ème anniversaire du Traité de Rome ?
(e) …

3/ La Communication externe :

- Mon avis part d’un constat simple et sévère : je n’ai jamais entendu parler du ME-F dans les médias nationaux. Je crains donc tout simplement que ce soit parce qu’ils n’en parlent jamais !
- J’ai pourtant vu plusieurs fois Pierre Moscovici dans des émissions télévisées sur l’Europe ; mais toujours avec sa(ses) « casquette(s) » politiques (vice-président du Parlement Européen, ex-ministre), jamais en tant que président du ME-F. Je conçois qu’un politicien ne puisse porter simultanément ses multiples « casquettes » surtout lorsqu’il est engagé dans une campagne électorale longue et âpre.
- D’une manière générale, je trouve que les politiciens français ne savent pas bien travailler avec les associations et donnent trop souvent l’impression de vouloir les contrôler. C’est d’autant plus regrettable que depuis de nombreuses années toutes les enquêtes d’opinion montrent que la crédibilité des politiques est faible dans notre pays, et systématiquement inférieure à celle des personnalités de la « société civile ».

Mon opinion personnelle est donc que, dans les circonstances que vit notre pays actuellement (campagnes électorales à venir, mais aussi échec du referendum du 21 mai 2005), une personnalité n’appartenant pas au monde politique « officiel » est la plus à même de développer avec les grands médias la COMMUNICATION de NOTORIETE dont le ME-F a besoin.
Une véritable « politique de communication » devrait être élaborée par un petit groupe de travail, et mise en œuvre de façon rigoureuse.

4/ L’organisation interne :

Les dirigeants actuels du ME-F sont des personnalités très occupées par leurs mandats électifs et autres engagements politiques ou professionnels. La mise en œuvre d’une politique très volontariste de développement du Mouvement nécessitera de la part de la future équipe dirigeante une disponibilité réelle pour encadrer la structure opérationnelle permanente de la rue de Rennes.
- La « Com » interne : félicitations pour le quotidien/revue de presse en ligne Europe Midi ! C’est bien fait et très intéressant.

(a) Structurer la communication interne, et en particulier faire jouer au Secrétariat rue de Rennes un rôle de diffuseur systématique des actions du ME-F, du bureau national comme des sections, dans les deux sens. Pas forcément avec un support papier (publié très irrégulièrement), mais par « forum » sur le site internet du ME-F, ou simplement par messagerie électronique.
(b) Moderniser tous les supports : les diaporamas sous PowerPoint sont devenus indispensables pour les présentations devant le moindre public, les prospectus papier n’étant plus qu’un additif à laisser à l’issue d’une présentation.


- Financement : je dois avouer ne rien savoir du budget de fonctionnement du ME-F, ni de l’origine de ses ressources. J’ai cependant compris qu’il ne lui était pas interdit de faire appel au mécénat (ou à des dons), et j’ai constaté que la remontée au niveau national d’une fraction des cotisations des adhérents privait les sections d’une partie significative de « leurs » ressources. Et qu’elles allaient ensuite « pleurer » des aides et subventions rue de Rennes pour organiser leurs manifestations !

(c) Intéresser de grandes entreprises présentes dans les principaux pays de l’UE à notre action, et… solliciter leur aide financière ! Sous une forme à déterminer pour ne pas se rendre dépendant : ce peut être une adhésion à tarif « corporate » relativement élevé, ou du sponsoring pour une action spécifique non récurrente. Je pense à des entreprises comme Renault, AREVA, EDF, Carrefour et la grande distribution, France Télécom, Air France-KLM, les grandes banques, etc…
(d) Ces nouvelles ressources restant au niveau national, la quasi-totalité des cotisations de « leurs » adhérents serait laissée aux sections locales… moins 1€ symbolique de solidarité si l’on veut !


Ma réflexion est évidemment limitée sur les autres sujets, ne connaissant pas en particulier la charge de travail de l’équipe de la rue de Rennes, ni son organisation.

 

Michel Poissonnet
Le 6 novembre 2006.

 

Philippe Arraou, Président du Mouvement Européen des Pyrénées-Atlantiques

Chers amis,

La section des Pyrénées-Atlantiques a bien analysé les professions de foi des deux candidats, et se prononce en faveur de Sylvie Goulard. Considérant que c'est une chance pour le Mouvement Européen que d'avoir deux candidats de cette valeur, mais devant répondre à la difficile question du choix, nous retenons comme critères la disponibilité et la liberté de parole. L'expérience de ces deux années nous a montré les limites d'un président assumant une fonction publique par ailleurs, et nous ressentons fortement le besoin d'un porte parole qui représente pleinement le Mouvement Européen en dehors de toute autre appartenance.

Il est faux de penser qu'un changement nous ferait prendre des risques. Sylvie Goulard dispose d'un relationnel important, comme Pierre Moscovici. Ceux qui en douteraient trouveront ci-joint une lettre de recommandation écrite ce jour par Mario Monti, ancien commissaire européen dont la réputation n'est plus à faire. Nous souhaitons ardemment que les compétences et les relations de l'un et de l'autre des candidats s'additionneront pour donner encore plus de force et d'audience au Mouvement Européen France, cette élection pouvant jouer un rôle de tremplin et de catalyseur et non de division. Ne nous trompons pas d'enjeu : il s'agit de provoquer un réveil de notre action militante après le coup de massue du référendum sur la Constitution, dont nous ne nous sommes pas encore remis. Cela n'est pas une question de personne, Pierre Moscovici n'y est pour rien. La cause européenne et ses militants ont besoin de trouver une énergie nouvelle, ce que Sylvie Goulard est tout à fait capable d'apporter.

Bien cordialement,

Philippe Arraou
Président du Mouvement Européen des Pyrénées-Atlantiques

 

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Agenda

7 février 2012, Paris, Participation au débat "Les catholiques et la politique", animé par le P. François BOËDEC et Antoine D’ABBUNDO, rédacteur en chef à Pèlerin, en présence d'Etienne PINTE, député des Yvelines, François SOULAGE, président du Secours catholique et Monique BAUJARD, directrice du service national Famille et société de la Conférence des évêques de France. Plus d'info.

 

Plus de détails; Tout l’agenda.

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Nouvel obs 1er février, Nouvel Obs, "Nouveau traité européen : l’euro vaut bien une messe" Quinzième article de Sylvie Goulard qui décrypte les enjeux du nouvel accord conclu le 30 janvier dernier, par vingt-cinq Etats membres de l'UE, pour renforcer la gouvernance de l’Union économique et monétaire. Lire.

 

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