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Le 7 juin 2009, j’ai été élue députée européenne de la circonscription Ouest (Bretagne, Pays de la Loire, Poitou-Charentes), sur la liste du MoDem. Au Parlement, je siège comme membre titulaire, et coordinatrice pour ADLE, à la commission affaires économiques et monétaires (ECON) et, comme membre suppléant à la commission en charge de l’agriculture et du développement rural (AGRI). Je suis également membre titulaire de la commission spéciale sur la crise financière, économique et sociale (CRIS).
Le groupe politique auquel j’appartiens est le groupe ADLE, alliance des démocrates et des libéraux pour l’Europe. Par la taille, c’est le 3ème groupe au sein de cette assemblée (derrière le PPE, droite et centre droit, et le S&D, socialistes et démocrates). Il se situe au centre de l’échiquier politique européen.
Je suis également membre de la délégation pour les relations avec le Japon.
La commission ECON est en charge du suivi des politiques économiques et monétaires de l'Union, y compris le fonctionnement de l'Union économique et monétaire et le système monétaire et financier européen ; la libre circulation des capitaux et des paiements ; les règles concernant la concurrence, les aides d'État ou les aides publiques ; la réglementation en matière fiscale et la réglementation et la surveillance des services, institutions et marchés financiers,
La commission CRIS est une Commission spéciale, créée lors de la session plénière du 7 octobre 2009. Elle a pour objectif d'analyser et évaluer l'ampleur de la crise financière, économique et sociale, son impact sur l'Union et ses États membres, ainsi que l'état de la gouvernance mondiale. L'essentiel sera de proposer des mesures concrètes pour reconstruire à long terme les marchés financiers sains et stables, qui permettront de soutenir une croissance durable, la cohésion sociale et l'emploi, à tous les niveaux. Le mandat de cette commission est 12 mois.
Les travaux de la commission ECON et la commission CRIS sont fortement liés.
La commission AGRI s'occupe du fonctionnement et du développement de la politique agricole commune. Ses autres responsabilités incluent le développement rural, la législation vétérinaire et phytosanitaire, l'élevage et le bien-être des animaux, l'amélioration de la qualité des produits agricoles, l'approvisionnement en matières premières agricoles, la gestion de l'Office communautaire des variétés végétales et aussi la sylviculture.
A la commission ECON, j’ai la responsabilité d’être le coordinateur du groupe ALDE ; cette fonction consiste à participer à l’attribution des rapports aux députés, lorsque des textes arrivent de la Commission européenne. Elle oblige à suivre, au moins indirectement, tous les dossiers puisqu’elle implique aussi de forger la position du groupe, en vue des votes, sur tous les sujets relevant de cette Commission parlementaire.
En décembre 2006, j’ai été élue Présidente du Mouvement européen France, la branche française de la plus ancienne association qui milite pour l’Europe unie. Après deux années de mandat, j’ai été réélue en décembre 2008. J’enseigne au Collège d’Europe à Bruges (compact seminar sur Technocratie et Démocratie) ; de 2005 à fin février 2009, j’ai été chercheur associé au Centre d’études et de recherches internationales CERI- Sciences Po.
De 2001 à 2004, j’ai été membre du Groupe des conseillers politiques du Président de la Commission européenne Romano Prodi pour lequel j’ai notamment suivi la Convention européenne.
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De 1999-2001, j’ai été détachée par le ministère des affaires étrangères comme chercheur au CERI.
Entre 1996 et 1999, j’ai été chargée de mission au Centre d’analyse et de prévision (CAP) du Ministère des affaires étrangères où j’étais en charge des questions européennes, notamment de la coopération étroite avec le CAP du ministère allemand des affaires étrangères (Planungsstab); nous avons rédigé des études conjointes pour les deux ministres.
De 1993-1996, j’ai accompli quatre années de service au Conseil d’Etat (section du contentieux, section sociale) ; cette expérience de rédaction de textes de lois et de décrets me sera très utile pour la fonction parlementaire.
Ma carrière a commencé en 1989 à la direction des affaires juridiques du ministère des affaires étrangères où j’ai fait du droit communautaire, du droit international public et où j’ai eu l’immense chance de participer à l’équipe française chargée de négocier l’unification de l’Allemagne (ayant abouti au traité de Moscou du 12 septembre 1990, dit « 2 + 4 »). L’expérience des négociations multilatérales est une chance pour travailler au Parlement européen.
Mariée à Guillaume Goulard, Maître des requêtes au Conseil d’Etat, aujourd’hui avocat ; 3 enfants.
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